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Comptes rendus - Archives

Archives 11/2014

098 Le Serpolet des Montagnoles - par Huberdeau

LE SERPOLET EN TRAVERSEE DES MONTAGNOLES

            Trois heures du matin, le sommeil m’a quitté. Sur l’écran noir de ma nuit blanche (merci Nogaro) je m’écris les aventures d’hier au Serpolet, pensées que je traduirai demain en lettres noires sur l’écran blanc de mon ordinateur.

             Castillon vers 9h45, nous sommes douze participants, prêts à partir vers le Serpolet en traversée. Par une température assez douce, si douce que je pars en bras de chemise et en prévoyant que le premier dépelurage aurait lieu avant un quart d’heure. Petite erreur de ma part, il aura bien lieu mais après 20 minutes de grimpette. On écoute jamais assez les vieux. J’ai pris mes grosses chaussures rigides et mon gros bâton de berger à la place des fragiles bâtons extensibles, ce qui fait dire à une connaisseuse qu’il y aura peut-être des difficultés sur la route. Pour l’instant,  la piste à peine enneigée nous offre une marche tranquille et  une ascension facile. Le niveau élevé des conversations peut en témoigner. Virage après virage, nous prenons  lentement de l’altitude au milieu de la forêt qui a pris ses belles couleurs d’automne. Mais bien vite, le paysage change, les couleurs aussi, nous entrons dans un décor plus blanc, plus immense. Les sommets alentours apparaissent, plus ou moins bien enneigés. L’antenne de la cime se dévoile là haut, sur notre gauche. Il nous faut alors quitter le confort de la piste pour emprunter une pente herbeuse assez raide. Quelques uns néanmoins, croyant mieux faire, ou trop tentés par la douceur trompeuse de la piste, continuent sur celle-ci. Ils le payeront par un effort supplémentaire dans la neige en fin de course. Pour les autres, les mieux disciplinés, les voix se sont tues, les souffles ont pris une cadence accélérée, la montée courte mais intense demande un effort violent.

            Midi moins un quart, bien calculée la montée car :

Midi moins le quart

L’heure du Ricard

      Un bar magnifique nous attend, en plein soleil, sans vent et avec des images murales sans concurrence. Même ceux qui n’aiment pas le Ricard prennent goût à le déguster sur un comptoir aussi  luxueux.

         Repas rapide et courte sieste marquent la fin regrettée du séjour au sommet. Oh qu’ai-je vu ? deux boites de conserves vides s’envoler et se poser plus bas,  sur le parquet de notre joli bar ? C’était une plaisanterie, elles seront récupérées avant le départ par les fautifs. Kolossal  plaisanterie.

     Nous ignorons la quantité de neige qui nous attend pour le retour côté La Mongie. Un rapide coup d’œil nous fait découvrir un vallon pentu mais plus herbeux que blanc. La petite arête pour rejoindre le col se descend avec précaution malgré quelques glissades. Mais que peut faire une chaussure usée, aux crampons plus lisses qu’une savonnette et qui ne porte pas la marque jaune Vibram si ce n’est de glisser et d’entrainer son propriétaire dans une chute pour le moins désagréable ? quelques « bains de fesses » rappelleront à Clara qu’il est temps de changer de pneus. Michel, par devant, devine le cheminement du sentier sous le manteau blanc et tout le monde descend bien sous la haute et constante protection des accompagnateurs. Quelques passages nécessitent quand même des précautions particulières. La Mongie est en vue depuis un petit moment et le sentier abandonne ses difficultés rapidement. Une longue pelouse qui perd sa peau blanche en grands lambeaux, nous amène au grand parking de la station. Il faudra attendre un peu pour ouvrir les pistes. 

        Alors là bravo les Montagnoles, vous méritez un énorme coup de chapeau car nous avons largement outrepassé les règles du jeu inscrites dans la loi montagnole et vous avez passé l’exercice avec panache. C’était une épreuve anti pétoche mais ça, on ne vous l’avait pas dit.

        Nous rejoignons les véhicules garés plus bas par une descente sur le goudron indigne de la course d’aujourd’hui mais il fallait en passer par là. Une descente chez Lolita, ex Maryse terminera la journée. Les boissons étaient bonnes, l’ambiance également, mais le décor ne pouvait pas rivaliser avec celui que nous venions de quitter là-haut.

Participaient à la sortie Françoise et Michel G,  Michelle et Christian C,  Amélie C, Jean Pierre E, Michel D,  Jacqueline C,  Nadine L,  Clara R,  Evelyne M  et le préposé aux écritures Gérard H .

 

Publié le 22/11/2014 @ 09:23  Prévisualiser  Imprimer l'article

099 Le Barassé - par Huberdeau

                                                         LE BARASSE

                                  Michelle C, Pascale L, Jean Pierre E  et Gérard H.

         Eh bien nous y sommes revenus. Après notre passage au Serpolet il y a trois jours, nous nous étions promis de revenir ici avant les premières neiges et de gravir le pic Barassé.

         Ce matin donc, nous nous retrouvons une nouvelle fois  à la Mongie, vers 8 heures avec la ferme intention de parvenir au sommet. Nous amenons avec nous Pascale, la seule qui ait répondu à l’invitation « internetique » de la veille. Cette fois-ci, nous prenons sagement le départ aux ‘’ étiquettes’’ tracées sur le vieux tuyau en béton en bas des pistes. Montée agréable à la fraîche sur le sentier bien connu de nos chaussures jusqu’au sommet du Serpolet. Passage obligatoire à l’antenne pour Pascale qui n’était jamais montée jusque là. Pas le temps de rêver ici, notre pic nous est apparu là-bas, haut et lointain, impressionnant vu d’où nous sommes.

       Nous perdons un peu d’altitude jusqu’au petit col et rejoignons le grand cirque sauvage et froid. Le soleil est de la partie aujourd’hui mais il ne parvient pas encore jusqu’aux  rochers qui vont devenir notre terrain jusqu’en haut. Ici, c’est une impression d’austérité qui domine. L’herbe, même chétive, n’existe plus. Du caillou et encore du caillou. Nous calculons notre itinéraire, relativement facile à définir : montée tout droit dans le grand pierrier jusqu’au pied des falaises du pic de Pène Blanque, puis virage sur la gauche au-dessus d’une haute barre rocheuse. Le tout semble assez pentu mais pas trop difficile à franchir.

        Quelques cairns mal disposés ça et là, parfaitement inutiles, nous montrent que d’autres sont passés par là. La montée n’est pas commode. A chacun de trouver son chemin, de choisir les rochers les plus solides, les moins croulants. Nous arrivons au-dessus de la barre rocheuse. Redoublons de prudence, la chute serait douloureuse, au moins pour les pantalons et aussi pour ce qu’il y a dessous. Le vide se creuse tout doucement, mais sûrement. Nous arrivons au pied de la falaise. C’est de plus en plus raide mais nous rencontrons un peu d’herbe rabougrie et surtout quelques petites marches terreuses qui facilitent notre montée. La cime arrive enfin, toute proche.

                                 « Qu’il est bon le moment où apparait plus haut

                                   La pointe du sommet où cesserons nos maux »

         Encore un petit effort et c’est la victoire. Hélas, catastrophe, ce n’est pas le vrai sommet. Le vrai, il domine un peu plus loin, un peu plus haut. Qu’importe, un petit coup de rein supplémentaire et nous voilà sur la cime. La plus haute, certes mais une nouvelle surprise nous attend. Le bâton planté sur le gros cairn sommital se dresse un peu plus loin. Une petite et courte arête rocheuse, un peu exposée, nous en sépare. En quelques minutes nous la franchissons pour enfin caresser les cailloux de ce cairn. La vue est splendide sur la vallée de la Mongie, de Campan, sur les lacs de Caderolles, de Grésiolles et sur tous les sommets environnants. Encore chauds de la montée, nous repassons vite la vilaine petite arête pour rejoindre la pointe la plus haute et enfin s’offrir le traditionnel Ricard de la victoire avant d’ouvrir nos sacs de victuailles. Quoi de plus merveilleux alors que de se dorer au chaud soleil de novembre sur un point aussi haut !!!!! La solitude parfaite ? pas tout à fait : la bas sur le pic de Pène Blanque, des silhouettes s’agitent. Un jour prochain, nous le gravirons aussi, c’est promis.

Quelques appréhensions pour entamer la descente. Il est vrai que, vu d’en haut, le pierrier reste impressionnant pour qui n’a pas l’expérience de ces terrains. Mais tout se passe très bien, J’ai laissé à la maison mes bâtons ultra- légers en duralumin pour m’équiper de mon gros bon bâton ferré et il fait merveille dans les éboulis. Je peux descendre en « ramasse » en toute sécurité. 

       De retour au petit col, ironiquement je propose de descendre par le sentier si dangereux emprunté il y a trois jours, mais je reçois un non ferme, catégorique et sans discussion. La Mongie est vite là. Quelques gros avions militaires viennent un instant troubler le calme du site. Quelle belle journée !!  

                                                                                                    G  H

 

                   

Publié le 10/11/2014 @ 23:00  Prévisualiser  Imprimer l'article

Compte rendu AG 2014 - par MM

Compte rendu de l’AG de Séméac Evasion du samedi 25 octobre

 

L’assemblée générale  annuelle de Séméac Evasion s’est tenue  le samedi  25 octobre au Centre culturel Léo Lagrange.

De nombreux adhérents assistaient à cette réunion ainsi que Mme Armand, Maire adjoint chargée des sports et Mme Isson, Maire de Séméac.

A l’ordre du jour, la présentation des différents  rapports( rapport moral, de trésorerie, du commissaire aux comptes et d’activité) et élection de quatre membres sortants du conseil d’administration.

Les rapports ont été adoptés à l’unanimité ainsi que la réélection des membres sortants qui se représentaient : Jacqueline Chadourne, Geneviève Dasté, Philippe Evon, Guy Ladevèze. Ceci traduit la bonne santé du Club grâce à l’investissement des responsables élus du Club mais aussi grâce à la participation efficace de nombreux adhérents qui encadrement les activités et au soutien constant de la municipalité.

Les projets  pour 2015 qui ont été annoncés renouvellent pour l’essentiel la vie du Club en 2014 tout en apportant quelques nouveautés.

Puis une assemblée générale extraordinaire a adopté la proposition de modification statutaire qui a porté le nombre des  membres du conseil d’administration de 8 personnes  à 9 personnes.

L’objectif attendu de ce changement est de renforcer  et d’améliorer le fonctionnement du conseil d’administration  qui est l’organe de direction de l’association.

Francis Dubourdieu, qui s’est porté candidat, a été élu à l’unanimité.

Composition du nouveau conseil d’administration :

  • Président : Philippe Evon
  • Vice-président : Michel Mombet
  • Trésorier : Guy Ladevèze
  • Secrétaire : Geneviève Dasté
  • Membres : Jacqueline Chadourne, Francis Dubourdieu,Yvette Dupuy, Michel Dupuy, Jean Pierre Embarbé.

 

Et comme dans Astérix le Gaulois, un excellent banquet a clôturé cette soirée accompagnée de chants et de bonne humeur.

 

Publié le 10/11/2014 @ 21:19  Prévisualiser  Imprimer l'article

100 Serpolet en boucle - par Huberdeau

                                                        LE SERPOLET

 

           Depuis longtemps, je souhaitais gravir le Serpolet en traversée du virage du Garret à La Mongie. Ignorant la possibilité et les difficultés du parcours côté La Mongie, je désirais partir seul en reconnaissance. Mais les murs ont parfois des oreilles et, ce dimanche 26 donc, malgré l’heure tardive du coucher due à l’assemblée générale de la veille, nous nous retrouvons à trois à La Mongie, Michelle, JP et moi-même. ‘’ Parcours découverte pouvant être délicat ‘’ disait le mail d’invitation sur internet. Peut-être est-ce là la raison du  peu de participation à la sortie. Nous partons pour la grande Aventure avec un A majuscule. Nous montons d’abord sur la prairie qui fait suite au parking. Départ lent qui nous amène sur….. un sentier balisé en jaune et que nous suivons durant un long moment puisqu’il se dirige dans la bonne direction. Là, j’ôte le A majuscule de l’aventure car le sentier est vraiment débonnaire. L’aventure s’est aseptisée. Mais ce coquin file sans trop monter, ce qui nous oblige à  quitter son confort pour attaquer une grimpette un peu raide dans un vallon herbeux. Celui-ci  nous amène sur la crête du Serpolet, juste au-dessus de la cheminée d’équilibre. Vue magnifique sur la plaine baignée d’un soleil radieux Sur La Mongie, le spectacle est moins joli. Que c’est moche une station de ski l’été. Heureusement, le pic de Midi nous offre son éternelle pyramide qu’on voit de partout. Encore un effort et nous foulons le sommet du Serpolet. Personne, la vilaine et pourtant utile antenne n’attire pas de monde aujourd’hui. Il est tôt et nous n’allons pas en rester là. Première conclusion : aucune difficulté pour descendre du Serpolet sur la station. C’est une idée de sortie pour le club, peut-être aussi pour les Montagnols : Garret La Mongie.

         Devant nous se dresse le pic Barrassé, planté avec le Pène Blanque au dessus d’un cirque sauvage. Allons voir chez Zavatta dit Michelle. Nous redescendons légèrement vers un petit col et remontons sans fatigue jusqu’à ce cirque impressionnant par la raideur de ses flancs et la grandeur de ses éboulis. Nous décidons de manger là. Et comme d’habitude, c’est un maigre et banal repas mais dans une somptueuse salle à manger qui nous fait oublier la pauvreté du menu. Un couple descend du Barrassé, lentement et précautionneusement mais il descend bien. Un homme, une femme, ils viennent nous dire bonjour et nous disent que le Barrassé est faisable par ici. Promis, nous allons y promener nos chaussures mais pas aujourd’hui, il est trop tard. Après que ‘’Radio Sentier ‘’ ait soulé ce couple de ses explications, nous devons quitter ces lieux.

 C’est au petit col que nous vient l’idée autant ‘’ saugre que grenue’’ de prendre une autre voie de descente pour rejoindre le parking. Une petite sente minuscule s’offre à nous. Allons-y. Le début est idéal, sans aucune difficulté, mais ensuite, cela se gâte. Des passages délicats viennent perturber notre descente pépère. Pente très raide, sentier écroulé, ravins profonds qui plongent jusqu’à La Mongie sans gare intermédiaire, sol en petits graviers sans résistance, pas de prises ni de mains, ni de pieds, la totale quoi. Pardon Michelle. Mais, coincée entre JP et moi, elle passe, souveraine.  Là, je rajoute le grand  ’’A’’  à notre aventure. Après quelques frayeurs, c’est la délivrance, la raide prairie terminale nous semble ‘’ à vache’’.  La conclusion s’impose vite : pas question de venir ici avec le club. Au bas de la descente, bien marquée sur un tuyau en béton, une indication et une flèche : Serpolet. La reconnaissance ne s’imposait pas. Néanmoins, nous avons passé une bonne journée et découvert la voie pour atteindre le Barrassé  par ce versant. Nous y retournerons avant les premières neiges.  

                                                                                              G H 

Publié le 01/11/2014 @ 20:53  Prévisualiser  Imprimer l'article
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