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Comptes rendus - Archives

Archives 06/2015

marcheSarrede - par EvasionMarche

Grands sites, contes et songes

Ce sont les premiers jours de l’été et Baptistou, le berger de Campan, a pris le chemin des estives avec son troupeau de Gasconnes – vous savez ces belles vaches à la robe claire et aux yeux naturellement …maquillés -. Ce jour-là, il a amené avec lui une vingtaine de gens de la ville, de Tarbes et de ses environs, qui voulaient accompagner la transhumance. Elle est revenue à la mode et les urbains se transforment en ruraux. Oh, il y en a de tous. Ceux qui font ça parce que ça fait bien et qu’ils pourront le raconter avec dans la voix une certaine condescendance. Et puis les autres, les amoureux de la nature et…des hommes, les sincères, les authentiques, ceux qui aiment l’authenticité, même s’ils ne parlent pas tous le gascon ou le baragouine quelque peu. Ce sont ceux-là qui accompagnent Baptistou et Alain. Alain Isla, un petit type, pas trop sec (il doit aimer la garbure), leste, aux yeux vifs derrière ses lunettes, qui en a sous le béret et dans la poitrine…à gauche, là où ça fait «boum-boum». Alain, il va nous raconter, pardon, nous conter, l’histoire de cette vallée de Campan – « la plus belle du monde », selon lui – de ses femmes et de ses hommes, de ces êtres, mi-humains mi-bêtes, qui ont existé puisqu’ils ont disparu ! L’idée de cette randonnée avec Baptistou et Alain a germé dans les têtes de Pierrou et de son frère Miquelou, amis d’Alain, passionnés de la Bigorre, de ses montagnes, de ses chemins, de son histoire et de son terroir (je me souviens avoir échangé quelques recettes de haricots tarbais avec Miquelou quand nous étions…gabelous !).

Laissons-nous guider par la voix et la musique d’Alain, nos regards captivés  par les forêts de sapins,  les sommets, les abrupts, les couloirs, les «serres», les «courtaous» (1), les prairies. Une palette de verts, sous un ciel bleu…pyrénéen, sous un soleil qui d’abord vous réchauffe, puis… vous chauffe. Comme envoûtés, on ne sait plus distinguer conte et réalité. C’est le songe d’une journée à Sarrède.

Depuis les hauts de Sarrède, Baptistou,  aperçoit son ami Guilhem mener ses brebis là-bas dans les courtaous  du vallon d’Arize, sous la protection du Pic – ah, il faut que je précise : le Pic du Midi de Bigorre, car pour nous il n’y en a qu’un seul, le nôtre et c’est le plus beau du monde, n’est-ce-pas Alain ! Tu piges ? -. On aperçoit,  au lointain les cabines du téléphérique qui montent depuis la gare de la Mongie vers le vaisseau des étoiles. Ce Pic si proche qui sera dans l’après-midi ouaté par un nuage inoffensif. 

Guilhem et Baptistou ont quitté leurs maisons et leurs belles à l’aube. C’était pleine lune, quand la nature dort encore, bercée par une sereine quiétude. Ils sont montés à la fraîcheur du petit matin des vallées de Gripp et de Campan. Guilhem semblait entendre le murmure de l’Adour, là où il avait rencontré Stella – son étoile, sa vie – dont il était éperdument amoureux et qu’il ne reverrait pas avant la Saint Martin. Ils ont d’abord emprunté la route, celle qui mène à Sainte Marie. Dans la dernière et raide montée qui y conduit ils sont passés devant la forge où Eugene Christophe, le courageux coureur cycliste, répara la fourche de son vélo qu’il avait cassée en descendant le Tourmalet dans la fameuse étape Luchon – Bayonne du Tour de France 1913 (poursuivi par la poisse, il n’en gagna aucun !). Ils se sont séparés. Baptistou et son troupeau, accompagnés des gens de la ville » est monté par le Sarrat de Gaye. Ils ont laissé un large chemin pour emprunter un sentier qui part depuis trois granges foraines (2), où la tôle bac-acier a remplacé le chaume mais où sont maintenus les « penau », ces lauzes posées aux extrémités du toit. Non, ce ne sont pas des marches pour monter au faîte. Inclinées vers l’extérieur, elles avaient pour fonction de chasser l’eau de pluie et d’éviter ainsi le pourrissement prématuré du chaume – pas cons, nos anciens ! -. Guilhem, lui, a poursuivi par des chemins jusqu’à Artigue, puis par des sentiers jusqu’en dessous le col d’Aouet.

Baptistou est installé dans sa cabane de berger, à Sarrède. C’est Alain qui, avec quelques-uns de ses élèves, l’a aidé à la remettre sur pieds. Ils l’ont faite comme autrefois : couverte d’épaisses lauzes, elle abrite une toute petit pièce où l’on peut dormir sur un bat-flanc (la fougère a-t-elle été remplacée par un matelas en mousse ?), se faire à manger et se chauffer. Là, point d’âtre et de cheminée. Un simple et petit foyer de pierre à l’angle, un trou dans le mur pour faire sortir la fumée  (un « tiro-hum »).Depuis la cabane on embrasse, plus qu’on domine, ces vallées de Gripp et de Campan où l’on distingue les prés, les champs qui côtoient les maisons couvertes, pour la plupart d’ardoises.

Mais la montée depuis le sarrat de Gaye, certes courte (à peine une petite heure) a creusé les estomacs. La beauté de ce site, modeste par ses 1400 mètres d’altitude mais grandiose par son emplacement, la parole captivante et les musiques enjouées d’Alain n’ont pas apaisé notre faim ! Ouvrons nos sacs et entamons le pique-nique. Commençons tradition, par…l’apéro. Patou – pas le chien, insolent !, mais Patrick – a amené cet élixir venu du Midi qui, avec de la merveilleuse eau de source de nos montagnes vous désaltère en même temps qu’il vous tourne un peu la tête, surtout s’il est suivi par un bon rosé bien frais ! Il fallait ça pour arroser l’excellent gâteau au chocolat – non ce n’est pas du boudin ! – élaboré par notre hippocrate, Marie-Cécile.

Certains et certaines auraient bien fait une petite sieste. Je lis dans ta tête : qu’imagines-tu ! Chacun et chacune sous son sapin. Mais non, il faut repartir. Alain et sa compagne Cathy conduisent les plus curieux vers les hautes estives. Oh, la pente est…raisonnable, le sentier bien tracé, trop tracé parfois par les sabots des vaches qui se sont ingéniées à le transformer en mini montagnes russes. Au bout de demi-heure nous atteignons une sorte de belvédère (et oui, il n’y en a pas que dans les calanques !). Le Pic veille toujours sur les vallées et la plaine,  en face, de l’autre côté de la vallée on aperçoit le « Bassia de Hèches » et son antenne (pour les bons yeux), en poursuivant sur la droite, le col d’Aspin ouvre sur la vallée d’Arreau et ses sommets, à nos pieds Payolle s’offre aux promeneurs et aux visiteurs («visiteurs», c’est quand même plus élégant et moins connoté que «touristes»).

Baptistou va rester là-haut, chez lui, dans sa montagne, avec ses bêtes. Nous redescendons, d’aucuns diront à tort vers la civilisation. Je dirai vers l’urbain. Car là-haut c’est peut-être la source de la civilisation. Je ne sais pas, vous, mais moi j’ai besoin d’aller me ressourcer, de prendre du recul, la mesure de ce que nous sommes, de notre équilibre intérieur, de notre rapport à la nature, à l’autre – je suis l’autre -. J’en ai besoin pour comprendre et pour me comprendre. De retour, j’apprends les horribles attentats chez nous, en France et en Tunisie. Plus que jamais, le monde a besoin de sagesse.

Adischatz.

Bernatou

26 juin 2015

Publié le 26/06/2015 @ 21:40  Prévisualiser  Imprimer l'article

le Casque et la Plume (suite 22) mai 2015 - par Evasion VTT

Dimanche 31 Mai

Beth ceu de Pau

En ce jour de fête des mères, nous partons pour Poey de Lescar où une randonnée cyclo-vtt est organisée en l'honneur d'un membre de ce club trop tôt disparu. Les cinq représentants de Séméac Evasion sont très bien accueillis par un café offert dès l'inscription."Coach" le responsable local du vtt nous rassure en donnant bonne impression dans son tablier de cuisinier.

C'est le départ sous un soleil radieux, deux circuits sont proposés, environ 150 cyclistes se faufilent dans la campagne environnante pour notre part nous optons pour 600 mètres de dénivelé répartis sur 35 km. On profite bien du paysage et des descentes. Le retour face aux Pyrénées nous permet d'admirer de temps en temps les pointes majestueuses du pic du midi d'Ossau jouant avec les brumes d'altitude. Au moment de l'apéro offert par la municipalité, un sixième adhérant de notre club se présente de retour du col de Marie Blanque, c'est Rémi le baroudeur solitaire très contant de sa sortie. La suite nous permettra de vérifier que les tenues de cuisinier n'étaient pas là uniquement pour le folklore.

                               SM

 

Dimanche 24 Mai

Leaders

Les six qui se présentent ce matin ont d'abord une pensée pour nos compagnons actuellement empêchés pour raison de santé où accident, une bise à Florence, Françoise, et Pierre. Sans coach officiel, je prends la tête du groupe en direction d'Aureilhan et d'Orleix, je dois avouer que la veille au soir, j’avais pris contact avec Pierre, notre leader historique, qui m'avait donné le conseil suivant, "après le cimetière d'Orleix, tu prends à droite en direction de Sabalos, en haut de la côte à gauche sur la crête du bois d'Artigalies, c'est «  très joli » … comme d'habitude nous avons suivi les bons conseils de Pierre mais que c'était gaillard !

Après la traversée de la route Tarbes-Rabastens, nous quittons momentanément  le chemin caillouteux qui file droit sur Sarniguet par la Téoulère, un petit sentier qui se faufile dans le bois. Les sentiers de l'Adour nous voient arriver à Aurensan où Michel P. bien inspiré, nous ramène à Orleix par des petits chemins, connus de lui seul. C'est à ce moment là que Michel D. prend les commandes pour ramener tout le monde au bercail après un périple avoisinant les quarante kilomètres où les leaders occasionnels et changeants ont bien rempli leur rôle (un petit bémol tout de même pour celui ou celle qui a failli nous faire entrer dans le cimetière d'Orleix en criant "suivez moi")

       SM

 

Dimanche 17 Mai

Le tournis,

Aujourd'hui, le parcours est improvisé : nous partons vers nos belles Pyrénées.

A partir d'Odos nous commençons à virevolter autour des villages puis des quartiers, nous faisons des tours, puis des demis tours

pour revenir enfin sur nos pas tout en enchaînant une circonvolution. Sans doute grisée l'une de nos adhérente d'ordinaire bien sage à l'arrière, nous invite à la suivre dans un contournement inutile vers Bastoura...

Une buse qui faisait elle aussi des ronds dans le ciel avec ses congénères se pose tout près de nous sur un fil et nous contemple

incrédule, elle ne pouvait savoir que ses mouvements en spirale étaient destinés à prendre assez d'élan pour nous propulser vers les sommets de Visker. Encouragés par cette réussite, nous attaquons les Puyolles et à partir du carrefour de l'arbre nous atteignons Montgaillard par le chemin des Cassoulets. Le long retour dans la plaine verra quatre de nos compagnons tracer un long trait droit et fulgurant jusqu’à Séméac, histoire de se remettre la tête à l'endroit .

 

                               SM

 

Dimanche 10 Mai

C'était moins une

La journée s'annonçait bien, la température idéale pour notre sport mais dès le premier kilomètre, l'une des participantes les plus assidues  est contrainte d'abandonner suite à une panne sérieuse de pédalier, sans doute les conséquences d'un hiver très boueux

à moins que le préposé à l'entretien n'ait été lui même défaillant...

C'est donc avec une coéquipière de moins que nous partons dessiner des colonnes de poussière dans des itinéraires bien connus.

Par hasard nous rencontrons les concurrents du trail de Sarrouilles, certains nous suivent aveuglément et perdent de précieuses minutes à retrouver leur chemin. Notre escapade nous emmène par les coteaux d'Aureilhan, Sarrouilles, Lansac et Barbazan,c'est là que par erreur nous nous trouvons devant " la muraille de chine "que l'on s'était bien promis de ne plus franchir, ni dans un sens , ni dans l'autre : nous l'avons franchie, dégoûtés pour toujours par ce passage. En résumé une bien belle sortie entachée seulement par le forfait de notre coéquipière.

 

                             SM

 

Dimanche 3 Mai

Sol y sombre

La température était douce, les participants décidés, nous nous dirigeons sans plus tarder vers Piétat, où Michel Mombet nous propose un chemin rarement utilisé qui coupe la route nationale et rejoint  la sortie de Mascaras coté Lespouey d'où l'on peut atteindre rapidement et sans effort la chapelle dite des amoureux dans les bas quartiers de Lespouey.

Maintenant il faut traverser la rivière Arret Darré par un gué, l'eau n'était pas froide, tout le monde sans exception à mis un pied dedans et par hasard le pied gauche, ce qui fera dire à un plaisantin "la gauche prend l'eau".

La première difficulté est là devant nous, une cote assassine qui ne laisse aucun répit et nous dépose essoufflés devant une scène à la Pagnol: il y a là devant l'école communale, le conseil municipal endimanché avec l'instituteur, sans doute envisagent-ils des travaux pour la rentrée de septembre nous apportons notre grain de sel au débat mais bien vite la récréation est terminée et après une folle descente c'est l’ascension vers les hauts plateaux.Jusque là nos vélos étaient restés intacts,chromes luisants dérailleurs chantants, il n'allait plus en être de même après la dégringolade vers le moulin de l'Arrét Darré par un boyau extrêmement humide. Chromes pâlissants et dérailleurs couinants, nous nous hissons crottés sur les dernières difficultés où la chaîne de Michel Dupuy rend l’âme, ce qui l'obligera à finir le parcours complètement déchaîné.

 

                                          SM  

Publié le 20/06/2015 @ 19:54  Prévisualiser  Imprimer l'article
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